Centre d'Art Roman de la ville d'Issoire

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Route Romane

Partez à la découverte de la Route Romane des Terres Romanes d'Auvergne :
Située au cœur de l'Auvergne, la Route Romane, un parcours traversant les dix communes de l'association « Terres Romanes d'Auvergne », vous permet de découvrir ou re-découvrir le Moyen-Age. Remontez le temps en visitant Auzon, Blesle, Brioude, Clermont-Ferrand, Issoire, Lavaudieu, Orcival, Mailhat-Lamontgie, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin.

Brioude, une grande église de pèlerinage

 

Préfecture de la Haute-Loire, Brioude sud, aux confins de la Limagne auvergnate, doit l'origine de son nom à "briv" qui signifie pont sur l'Allier, sur la route qui relie la France du nord au sud.

A partir du IVe siècle, le martyre de saint Julien, protecteur de l'Auvergne, et le pèlerinage qui s'ensuit sur sa tombe donnent à la ville une dimension de capitale régionale religieuse et politique. Sous la protection d'une double ceinture de remparts médiévaux, chanoine comtes, nobles, bourgeois et manants ont construit des demeures encore bien conservées : maisons romanes, maisons à pans de bois et hôtels particuliers classiques... Dans l'immeuble du doyenné on peut admirer un plafond armoirié du XIIIe siècle.

Au centre de la ville, la basilique Saint-Julien, la plus grande des églises romanes d'Auvergne, témoigne de ce prestigieux passé. Caractérisé par une riche polychromie en camaïeux de roses et de jaunes, et par une grande originalité architecturale, elle échappe à l'archétype des "églises majeures auvergnates" pour s'inscrire dans le courant des grandes églises de pèlerinage.

Le parti pris de qualité se substitue ici à celui d'homogénéité, mettant côte à côte la partie occidentale (XIe s.), la partie orientale (XIIe s.), et le couvrement gothique du vaisseau central (XIIIe s.). Le sol est recouvert d'un pavement de galets, agencés en motifs géométriques (XVIe s.) au-dessous de ce pavement un primitif du IXe siècle dont une partie à été mise à jour. La basilique a conservé l'ensemble de sa sculpture monumentale : plus de 300 chapiteaux romans développent une iconographie profondément enracinée dans les mythologies antiques.

Une partie significative des "peintures à fresques" romanes peut encore être admirée, particulièrement le Jugement Dernier qui couvre les murs et la voûte de la Chapelle Saint-Michel (XIIe s.) ainsi que les motifs décoratifs des piliers de la nef (XIe s.). Le mobilier d'époque romane, complètement dispersé, a cédé la place à quelques statues remarquables : Christ Lépreux de la Bageasse, Vierge parturiente, Vierge à l'Oiseau, Retable de Vanneau. Autre lieu exceptionnel conservé : La Fontaine Saint-Julien, monument roman, où, selon la tradition, fut martyrisé Saint Julien.

Lavaudieu, un ancien monastère au bord de la Senouire

Dans ce vallon retiré, saint Robert, fondateur de la Chaise-Dieu, installe dès 1057 un monastère de bénédictines, connu d'abord sous le nom de Saint-André de Comps. Le prieuré, dépendant de l'abbaye de la Chaise-Dieu à laquelle il est relié par la Senouire, se développe vite, puisqu'en 1074 il sert de refuge à Judith, fille du Comte d'Auvergne…

En 1487, le roi Charles VIII autorise le changement de son nom en Vallis Dei : le vallée de Dieu, La Vau Dieu. Après le Concordat de 1516, les moniales, devenues chanoinesses prébendées, abandonnent la stricte vie communautaire pour habiter dans des maisons individuelles avec balcons et loggias donnant sur la rivière.

A partir du XVIIIe siècle, la prieure porte le titre d'abbesse. Mais la Révolution Française met fin à la vie monastique ; le clocher est tronqué et les bâtiments conventuels vendus comme biens nationaux. L'église, de petite dimension, est d'une grande simplicité. La nef romane, voûtée en berceau, est flanquée d'un collatéral ajouté au XVIe siècle. Des peintures allant du XIIe au XVIIIe siècles ont été mises à jour. Les plus célèbres, du XIVe siècle, appartiennent à l'école italienne (allégorie de la Mort Noire, ravissement de la Madeleine…).

Attenant à l'église, le cloître du XIIe siècle est le seul conservé de toute l'Auvergne Romane. Les galeries sont percées d'arcades en plein cintre retombant sur des colonnettes alternativement simples ou géminées. Les chapiteaux offrent une bonne partie du répertoire roman. A noter l'étage en charpente surmontant les galeries.

L'ancien réfectoire occupe toute la longueur de la galerie sud. Cette magnifique salle voûtée en berceau avait été transformée en grange et divisée par un plancher. Une remarquable fresque de la fin du XIIe siècle orne le mur est. Dans le registre supérieur, le Christ est figuré entre les symboles des quatre évangélistes. Dans le registre inférieur, la Vierge en majesté est entourée de deux anges et des douze apôtres. L'influence de l'art byzantin est ici manifeste. Un intéressant mobilier a été rassemblé. La pièce majeure est un émouvant Christ du XIIe siècle qui a conservé sa polychromie d'origine.

Blesle, un édifice surprenant

Blotti au fond d'une étroite vallée en Pays d'Alagnon, Blesle laisse deviner l'empreinte de son passé marqué par la présence d'une des plus anciennes abbayes d'Auvergne.

Cette fondation nous est connue par une lettre de l'abbesse Florence adressée au pape Urbain II. Ermengarde, comtesse d'Auvergne et mère de Guillaume le Pieux, fondateur de Cluny, décide d'ériger, entre 849 et 885, un monastère de femmes Largement doté en terres et églises, il sera directement placé sous l'autorité du Saint Siège sous le vocable de saint Pierre. La multiplicité de ses biens incita les abbesses à créer plusieurs prieurés : Leyvaux (Cantal), Thérondels (Aveyron), Julianges en Gévaudan, Chastel-Marlhac...

Il ne reste rien de l‘édifice primitif, la partie la plus ancienne étant le croisillon nord du transept. Au premier abord, l'architecture de l'abbatiale est complexe. La liaison intérieure de ses volumes traduit différentes étapes de construction que seule une étude approfondie permet d'appréhender. Imbriqué dans les anciens logis abbatiaux, cet édifice roman surprend par l'originalité de son architecture : une nef courte et étroite, un transept saillant et un vaste chœur d'une portée de voûte de 11,69 mètres, exemple unique en Auvergne. Mais l'église Saint-Pierre se distingue surtout par la richesse de son décor sculpté : de nombreux modillons et chapiteaux, dont certains échappent aux thèmes traditionnels des églises de Basse-Auvergne, ainsi que les voussures du portail sud, ornées de fleurs largement épanouies.

L'intérieur de l'édifice a reçu, lui aussi, un décor révélant l'importance de l'abbaye et peut-être un lieu, témoin de nombreux échanges artistiques. De récentes restaurations ont mis au jour plusieurs éléments de peinture murale, dont il faut souligner l'intérêt stylistique et iconographique : anges musiciens, deux représentations de saint Christophe, figures féminines … L'église abrite également le Trésor, d'où se détachent quelques œuvres : Vierge du Cheylat (XIIIe siècle), Christ roman, Sainte Anne trinitaire...

Placée sous l'autorité des seigneurs de Mercoeur dès le XIe siècle, rattaché aux « treize bonnes villes d'Auvergne » en 1558, Blesle conserve encore une architecture variée où se côtoient les riches demeures des notables et de nombreuses maisons à pans de bois.

Mailhat-Lamontgie, une étonnante église de campagne

Situé à quelques jets de flèches au sud-est de la cité de Saint-Austremoine, le petit village de Mailhat renferme l'une des plus étonnantes églises de campagne de la Limagne d'Issoire.

Bien que de taille modeste, cette ancienne chapelle du prieuré clunisien de Sauxillanges possède un programme sculpté qui n'a rien à envier à ceux des églises majeures de Basse-Auvergne. Paroissiale jusqu'à la Révolution, Notre-Dame de Mailhat fut construite à la fin du XIIe siècle par une école auvergnate ayant subi une influence languedocienne.

Doté d'une nef unique, d'un chœur à plan tréflé et d'un narthex typiquement auvergnats, cet édifice a subi quelques aménagements au XIVe siècle : l'abside fut surélevée de plusieurs mètres pour recevoir une pièce fortifiée. Cette abside, de forme polygonale, adopte une structure architecturale fréquemment employée dans certaines églises de la région, comme à Auzon pour la collégiale Saint-Laurent. Outre son architecture caractéristique de la région, le monument offre un portail sud exceptionnel : des voussures en plein cintre reposent sur un alignement de colonnettes à chapiteaux, dont certaines, en marbre bleu, sont des remplois d'époque gallo-romaine.

Les sculptures sur les piédroits représentent des poissons, une femme aux seins mordus par des serpents, des personnages accroupis. Luxure, avarice, vices semblent envahir l'extérieur du monument, s'appropriant également les nombreux modillons aux faces simiesques troublantes. A l'intérieur, des anges, des hommes barbus, accroupis, s'accaparent les chapiteaux. A des atlantes répondent des sirènes à queue bifide ; une chouette engloutit une tortue...

Issoire, un joyau de l'art roman auvergnat

Située au carrefour des grands espaces du massif central, la ville d'Issoire est identifiée par le passant comme "la première porte du soleil". Ses toits de tuiles rondes bordées de génoises, son arkose blonde et ses petites ruelles donnent l'impression de parcourir une cité méridionale.

Dénommée jadis Isiodorensis, "Issoire la belle" garde à travers son vocable le souvenir d'une origine gallo-romaine. Plusieurs objets datant de cette époque furent découverts dès 1780 : urnes antiques, monnaies gauloises et romaines, vases funéraires gallo-romains. Si les sources historiques demeurent difficiles à rassembler, il est probable qu'un premier monastère ait été fondé à Issoire par l'évêque saint Austremoine, vers le milieu du IIIe siècle. Celui-ci aurait été pillé par les Wisigoths lors de leur passage en 474. Du Ve au VIIIe siècles, la mémoire de saint Austremoine tombe dans l'oubli. Ses reliques sont transférées à Volvic, puis à Mozac.

En 816, des moines bénédictins venus de Charroux dans le Poitou, et fuyant les invasions normandes, se réfugient à Saint-Yvoine. L'un d'entre eux, nommé Gislebert, se rend à Issoire et décide de reconstruire l'ancien monastère de saint Austremoine. Le nouveau monastère sera consacré en 937 par Bernard, évêque de Clermont, sous le double vocable de Saint-Pierre et de Saint-Austremoine. Puis, vers le milieu du XIIe siècle, les moines décident la reconstruction complète du monastère et de son abbatiale, à l'image des autres églises "majeures" déjà édifiées. C'est le monument que nous pouvons admirer aujourd'hui.

Avec ses proportions harmonieuses, ses peintures polychromes du XIXe siècle et son chevet décoré d'un cycle zodiacal complet, l'abbatiale de saint Austremoine demeure l'un des plus fascinants joyaux de l'Art Roman auvergnat. Les chapiteaux du chœur illustrent différents moments vécus par le Christ entre le Jeudi Saint et le dimanche de Pâques. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.

Dans la crypte, une magnifique châsse en émaux champlevés du XIIIe siècle provient d'un atelier de Limoges. Elle fut achetée par l'abbé Daguillon en 1853 pour y placer les reliques de saint Austremoine. Ses faces décrivent la visite des Sainte Femmes au Tombeau et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine.

Saint-Nectaire, elle rivalise avec les grandes cathédrales

Avec ses eaux alcalines et stimulantes qui en ont fait une ville thermale reconnue dès le XVIIIe siècle, la cité de Saint-Nectaire reste avant tout le berceau d'un culte ancien et l'écrin d'un des plus beaux joyaux de l'Art Roman auvergnat.

A l'époque néolithique, un dolmen en granit fut érigé sur le Mont Cornadore. Prospère Mérimée, Inspecteur des Monuments Historiques, décrit ce dolmen en 1837 dans ses « Notes d'un voyage en Auvergne ». Selon une légende, des fées résidaient dans les grottes du mont, déjà nommé Cornadore lorsque saint Nectaire, disciple de saint Austremoine, prêcha la foi de Jésus à la fin du IIIe siècle. Accompagné des prêtres Auditor et Baudenius, Il y fit bâtir une première église qui accueillit ses reliques après sa mort.

Entre 1146 et 1178, les moines de la Chaise-Dieu reçurent en donation de la part de Guillaume VII, Comte d'Auvergne, la terre de Saint-Nectaire pour y établir un prieuré. L'église actuelle, construite durant cette période, est-elle l'œuvre de Guillaume VII ou celle des moines du prieuré ? A moins qu'elle ne soit le fruit de ce mystérieux Ranulfo, grand bienfaiteur de l'église ? Perchée sur son socle rocheux et surveillée par les monts Dore, l'église de Saint-Nectaire n'en demeure pas moins l'une des plus étonnantes églises majeures de Basse-Auvergne. Faite de trachyte gris clair, elle semble vouloir rivaliser, malgré ses dimensions modestes, avec les grandes cathédrales.

A l'intérieur, les proportions se révèlent ; les chapiteaux offrent leurs décors exceptionnels. Réalisés par un sculpteur auvergnat au savoir-faire développé, leur canon est trapu, hérité de la tradition gallo-romaine. Entre les épisodes de l'Apocalypse, de la vie du Christ et de celle de saint Nectaire, plus de cent figures sont représentées dans le rond-point du chœur. Et puis il y a cet étonnant personnage dénommé Ranulfo : peut-être un généreux donateur, tiraillé entre le Bien et le Mal.

Dans le bas-côté sud, le combat des anges et des démons et la Tentation du Christ. Au nord, l'âne jouant de la lyre et l'homme chevauchant un bouc. Dans le transept nord, le trésor de l'église renferme le buste-reliquaire de saint Baudime, compagnon de saint Nectaire. Datant du XIIe siècle, il fut réalisé en bois et lames de cuivre doré orné de cabochons. A ses côtés, la Vierge romane du Mont Cornadore tient l'Enfant sur les genoux ; Sedes Sapientiae, elle incarne le Trône de la Sagesse éternelle.

Orcival, la perle des monts Dore

Niché dans la superbe vallée du Sioulot, au sud de la chaîne des Puys, un ravissant village de montagne dévoile ses habitations sur fond d'andésite et de lauzes : Orcival et sa basilique romane, perle des monts Dore. Les terres d'Orcival furent propriété des comtes, puis des Dauphins d'Auvergne jusqu'en 1243.

Au XIe siècle, une église, située à l'est du village, accueillait une statue de la Vierge, extrêmement vénérée. Une légende prétendait qu'elle avait été sculptée par saint Luc. La dévotion mariale et le culte des reliques sont indéniablement à l'origine du développement de ce village ; en effet, tout porte à croire que la basilique actuelle fut édifiée en raison du succès grandissant d'un pèlerinage. Son plan avec crypte, déambulatoire et chapelles rayonnantes en sont les premiers témoins.

Notre-Dame d'Orcival, édifiée au milieu du XIIe siècle, devint aussitôt le nouveau lieu d'accueil de la célèbre statue (M.H. 1897), conservée aujourd'hui dans le sanctuaire de l'église. Depuis, une procession nocturne a lieu chaque année, la veille de la grande fête de l'Ascension, sur l'emplacement de l'ancienne église située sur la rive est de la vallée. Le jour de l'Ascension, la statue, portée par des hommes aux pieds nus, est montée en procession, conduite par l'évêque de Clermont, au « Tombeau de la Vierge » situé sur le flanc ouest de la vallée.

A l'origine, un grand nombre de bienfaiteurs ou d'anciens prisonniers venaient offrir des ex-voto à la Vierge sous forme de chaînes, menottes, et autres fers en remerciement pour la réalisation de leurs vœux. Quelques-unes de ces chaînes à boulets sont toujours visibles sur l'élévation du transept sud de la basilique et ont valu à celle-ci le surnom de « Notre-Dame des Fers ». Ses caractéristiques architecturales et décoratives sont celles des autres églises majeures de Basse-Auvergne.

Avec son chevet aux proportions élégantes, nettement hiérarchisé, sa crypte archaïque, inspirée de la souterraine de la cathédrale de Clermont et sa nef aux chapiteaux richement décorés, la basilique d'Orcival est en revanche l'une des rares églises d'Auvergne à avoir conservé sa tour de clocher d'origine. En outre, le relief accidenté du site a dicté aux hommes qui l'ont construit la proportion particulière de l'édifice : le flanc de la vallée dut être entamé pour permettre de construire la façade occidentale...

Saint-Saturnin, une sobriété et une pureté unique

Dédié à saint Saturnin, premier évêque de Toulouse mort en martyr au IIIe siècle, ce petit village est fièrement enraciné sur une coulée de lave provenant de l'éruption volcanique des Puys de la Vache et de Lassolas.

Si les documents historiques font cruellement défaut, des découvertes archéologiques réalisées au début du siècle ont pu mettre en évidence une présence humaine, du néolithique à l'époque gallo-romaine sur le site de Saint-Saturnin. A une certaine époque, l'église romane et la chapelle Sainte-Madeleine formaient probablement un groupe baptismal important. Un prieuré, dont la date de fondation n'est pas attestée, se trouvait rattaché à l'abbaye bénédictine de saint Austremoine d'Issoire au XIIIe siècle.

Perchée sur son éperon rocheux, l'église actuelle fut probablement construite vers le milieu du XIIe siècle. Etait-elle l'église primitive du prieuré ? Son origine reste encore floue. En 1157, Etienne de Mercœur, évêque de Clermont, permit au chapitre cathédral de prélever un cens sur l'église de Saint-Saturnin. Cet acte prouve qu'à cette date, l'édifice est déjà achevé.

Construite en un seul jet, elle semble être la plus tardive des églises majeures de Basse-Auvergne. Avec ses 32 mètres de long, elle est aussi la plus petite et la plus sobre : dépourvu de narthex et de chapelles rayonnantes, ce monument en miniature offre en revanche une pureté unique, d'autant que son clocher octogonal est l'un des rares à avoir échappé aux aléas de la Révolution.

En pénétrant dans la nef, sur le mur de la deuxième travée du bas-côté nord, des peintures de la fin XVe siècle représentent l'Annonciation et la Résurrection de Lazare. La plupart des chapiteaux sont feuillagés et annoncent déjà, selon le chanoine CRAPLET, le style gothique qui s'imposera bientôt.

Le sanctuaire, dont la voûte est plus basse que celle de la nef, est surélevé de trois marches ajourées. Ce dispositif, très courant en Auvergne, notamment à Saint-Cerneuf de Billom, permettait aux fidèles et aux pèlerins d'apercevoir les lumières provenant de la souterraine. De part et d'autre des marches du chœur, deux escaliers conduisent à la crypte qui renfermaient autrefois les reliques du saint, placées sans doute entre les quatre colonnes situées au centre de l'hémicycle.